Industrie 4.0 : avec ou sans l’homme ?

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industrie 4.0Quels seront la place et le rôle de l’homme dans l’industrie de demain ? Quelles compétences attendra-t-on de lui ? S’il est encore prématuré de répondre, de grandes lignes se dessinent déjà.

Pays industriel s’il en est, modèle pour beaucoup, l’Allemagne a mené plusieurs études pour essayer de dessiner, le plus précisément possible, ce que sera demain l’entreprise 4.0. D’emblée, qu’on se rassure : les machines n’évinceront pas l’homme. En revanche, elles seront de plus en plus présentes et puissantes.

Avec l’automatisation, il sera possible de réaliser des séries de plus en plus courtes, grâce notamment à une flexibilité plus ciblée que généralisée. On pourra également, dans un proche avenir, diriger certaines opérations de production à partir d’un simple smartphone. Et le travail de l’homme dans tout cela ? Il sera sans doute allégé, simplifié. Des tâches jusqu’à présent séparées seront réunies.

Les missions des concepteurs et des opérateurs seront appelées à converger, les seconds étant de plus en plus associés au développement des produits…
S’il est encore trop tôt pour décrire ce que sera l’industrie 4.0 et pour dresser le portrait-robot de celles et ceux qui y travailleront, il est déjà possible de déceler de grandes tendances.

Six scénarios ont ainsi été imaginés par l’institut Fraunhofer IAO, qui vont de la prise de pouvoir pure et simple par les Digital Natives à, au contraire, la mise à niveau générale de toutes les générations — qui devront travailler plus longtemps —, en passant par l’assistance permanente de la technologie pour pallier les lacunes et les défaillances des hommes.

Dans leur ensemble, tous ces schémas prévoient que l’industrie 4.0 permettra plus d’autonomie, offrira des tâches plus intéressantes et évolutives, même pour les fonctions les moins qualifiées.

Plutôt que disposer de compétences précises, qui seront de toute façon appelées à évoluer rapidement, il s’agira davantage de savoir s’adapter et de se former en permanence. Mieux : d’avoir envie de le faire.

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