Placer l’homme au centre de la transformation numérique de l’entreprise

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Loin de nier l’homme, le numérique le renforcerait au contraire. Le collaborateur serait même l’acteur-clé de la digitalisation des entreprises. Pourtant, celles-ci ont encore du mal à changer d’attitude vis-à-vis de celles et ceux qui les composent.

C’est pour le moins paradoxal : nombre d’études internationales affirment que le numérique détruira un nombre considérable d’emplois, tandis que d’autres prétendent que le collaborateur doit être au centre de toutes les attentions des entreprises.

Il y aurait donc deux sortes de collaborateurs : ceux qui le resteront et qui devront être acteurs de la digitalisation de leur entreprise, et les autres…
A l’heure actuelle, l’attention des entreprises se concentre sur ceux qui en leur sein devront mener ou accompagner la montée en puissance du numérique.

Pour motiver ces salariés, les entreprises disposent de plusieurs leviers : elles peuvent ainsi leur fournir les derniers outils numériques, les inciter à les utiliser, à s’informer, à être au fait de ce qui se fait et se dit hors entreprise, etc.

Un salarié devrait être aussi bien traité que ne l’est un client, pour lequel les entreprises sont prêtes à tout.
Mais le décalage entre les discours et les actes est le plus souvent la règle. Aujourd’hui encore, les encouragements sont trop abstraits et inefficaces, tandis que les interdictions — de surfer au travail par exemple — sont concrètes et immédiates.

 

Faire des collaborateurs des ambassadeurs

Pour certains spécialistes, les managers se méfient, contrôlent et interdisent au lieu de faire confiance, d’autoriser, voire d’encourager. Cela est particulièrement improductif en ce qui concerne la fonction d’ambassadeur de l’entreprise que les collaborateurs devraient jouer.

Comment tenir ce rôle lorsque l’on est suspecté de passer plus de temps sur des forums qu’à « faire son travail » ?

Certes certains, les community managers en particulier, ont pour mission de porter la bonne parole, sur les réseaux sociaux notamment. Mais l’impact auprès du public n’est pas le même lorsqu’un même argument est formulé par quelqu’un qui est payé pour le faire ou par quelqu’un qui ne l’est pas.

Un collaborateur heureux au travail est plus productif et efficace, et cela transparaît dans ce qu’il dit de son entreprise, gratuitement, sans même y réfléchir.

Malheureusement pour les entreprises, le contraire est aussi vrai et l’enjeu pour elles est de faire en sorte que les salariés épanouis soient plus nombreux que les autres.

Et gageons que si les prévisions sont exactes quant à la proportion énorme de postes appelés à disparaître, ces collaborateurs satisfaits ne seront pas de trop pour contrer le discours des insatisfaits, mais aussi celui de tous ceux qui auront perdu leur emploi.

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