Révolution numérique : Anticiper et co-construire la transformation digitale de l’entreprise

Cloud Computing ConceptTous les experts sont unanimes pour dire que la France ne doit pas “rater le virage du digital”. En effet, le numérique au travers du cloud, des objets connectés, de l’open data, du big data, est un moyen de permettre aux entreprises de mettre en place un fonctionnement plus agile et d’accéder à de l’information plus pertinente nécessaire à la croissance de leur activité économique.

Ce passage à l’entreprise numérique est pleine de promesses mais pour le réussir il faut, semble-t-il, que les dirigeants portent cette nouvelle approche, qu’il y ait au sein des organisations des acteurs clés, des ambassadeurs pour le déploiement de cette digitalisation et que l’entreprise anticipe les besoins en compétences nouvelles.

 

Révolution numérique : La perception des dirigeants

Bien qu’une très large majorité des dirigeants estime que le numérique est un vecteur potentiel de compétitivité et d’innovation, dans les faits, les entreprise françaises ont encore des étapes à franchir avant de réussir les changements qui mèneront à la transformation numérique.

Les principales réticences tiennent lieu à la sécurité des systèmes d’information et à la fuite des données de l’entreprise. Non seulement des informations peuvent filtrer sur les réseaux sociaux, dans des groupes de discussions, mais aussi les informations enregistrées sur les appareils mobiles peuvent être dérobées avec une facilité déconcertante.

Néanmoins les dirigeants sont bien conscients que la dématérialisation logicielle facilite le travail collaboratif, la gestion des données et des informations. Un point important si l’entreprise décide de faire de l’innovation son relais de croissance.

La culture du numérique intégrée à la culture d’entreprise, devrait semble-t-il, permettre à l’organisation de répondre aux défis de compétitivité. La maitrise de l’information est primordiale pour avoir un avantage concurrentiel. Or le numérique facilite l’accès à l’information. Tout réside dans la capacité de l’entreprise à intégrer l’économie des savoirs et des connaissances dans sa stratégie. Tout l’enjeu se situe dans l’aptitude de l’entreprise à recueillir, organiser, analyser, partager et utiliser cette information clé dans ces différents process et à tous les niveaux de l’entreprise : de la Direction au service des ventes en passant par la direction financière, la DSI, le marketing, la communication et à tous les métiers qui composent cette organisation.

Les dirigeants sont devant un défi de taille : faire du numérique et de la transformation digitale de leur entreprise le pivot de leur croissance. Ils devront s‘appuyer sur la fonction DSI pour négocier ce virage.

 

Les DSI,  acteurs clés dans la transformation numérique de l’entreprise

La fonction DSI est sans doute la mieux placée pour intégrer cette transition numérique amorcée depuis quelques années. Pour la DSI, métier transverse, cette mutation se traduit par une redéfinition de son rôle et de son périmètre d’action. Garante de la cohérence et de la sécurité des systèmes d’information, elle se veut proche des métiers et doit favoriser l’émergence de nouveaux usages au sein de l’entreprise.

Partenaire des différentes parties prenantes de celle-ci, la DSI doit être en communication constante avec les différents décideurs et utilisateurs qui souhaitent des systèmes configurables qu’il s’agisse des dirigeants, des directions RH, marketing, commerciale, communication ou du département administratif et financier.

Selon le cabinet Forrester, l’enjeu des nouvelles technologies est désormais la création de valeur pour les métiers.  La notion de sécurité est primordiale, d’autant plus que les données sont convoitées et que les nouvelles façons de travailler, cloud, nouveaux supports (smartphones et tablettes) et mobilité accrue accentuent les risques.

Le DSI devra indéniablement organiser et déployer l’évolution de l’environnement du poste de travail des collaborateurs vers le digital – espaces et outils de travail collaboratif, de communication au sein de l’entreprise – tout en les responsabilisant sur ce nouveau usage métier.

Nul doute que le DSI devra démontrer ses qualités de leadership pour prendre en main la digitalisation de son entreprise, désormais entreprise étendue.

Ainsi, les DSI se trouvent face à des enjeux complexes et des paradoxes en matière de gestion des infrastructures. Mais ils doivent également accompagner leurs interlocuteurs au sein de l’entreprise sur l’utilisation des nouvelles technologies en les alertant sur la gestion des risques et la notion de conformité légale de l’usage qu’ils en font.

Dans la digitalisation de l’entreprise, le rôle du DSI prend une nouvelle dimension. Et si demain,  le DSI s’appelait le directeur du numérique ou Chief Data Officer (CDO) ?

Un phénomène de mutation de métier qui touche l’entreprise dans son ensemble. En effet, cette transformation ne se fera pas sans les collaborateurs, sans talents et nouvelles compétences.

 

Le digital fait émerger de nouvelles compétences

Un fait est désormais acquis : le digital modifie et modifiera l’organisation des entreprises. En matière de recrutement, le digital fait émerger de nouveaux métiers. Les défis se placent non seulement sur les moyens et les stratégies pour attirer, recruter et fidéliser les nouveaux profils de compétences mais aussi sur l’intégration du digital par les dirigeants et managers afin de collaborer avec ces nouveaux profils.

Prenons l’exemple du secteur IT. Il y a 3 ans, certains annonçaient déjà un bel avenir aux métiers d’architecte logiciel, d’urbaniste SI, de Responsable Green IT, de Responsable sécurité et risques des systèmes d’information (RSRSi) etc…

Ainsi de nouveaux métiers côtoient des fonctions classiques et certains métiers récents se définissent comme une évolution de ces dernières, ou comme un apport de compétences complémentaires.

Autant d’enjeux pour les recruteurs pour bien cerner les profils et les trouver sur le marché, mais également pour les organismes de formation qui doivent anticiper les nouvelles compétences et prévenir la pénurie de profils qualifiés.

La transformation numérique s’accélère, l’entreprise dans son ensemble doit intégrer peu à peu la culture du numérique pour en faire un moteur de croissance économique et un relais de compétitivité. La grande interrogation est de savoir si nous sommes prêts pour cette transformation digitale. En effet, cette évolution modifiera sans aucun doute le fonctionnement des organisations, les modèles d’affaires, les façons de manager et redéfinira la source du pouvoir au sein de l’entreprise. Comme nous l’avons vu, la fonction DSI prendra une part majeure dans cette évolution, cependant il faudra sans doute l’apport des RH pour conduire le changement afin de préparer managers et collaborateurs.

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