Compétences et sécurité, deux défis pour l’industrie 4.0

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Selon une récente étude menée dans le monde par le cabinet PwC, la numérisation des entreprises industrielles est en marche. Ce qui ne signifie pas que tous les obstacles soient levés…

Près de 910 milliard de dollars ! C’est ce que les entreprises industrielles prévoient d’investir chaque année dans la transformation numérique d’ici à 2020. C’est en tout cas ce que 2 000 d’entre elles — dont 101 en France — ont affirmé lors d’une enquête menée par PwC dans 26 pays.

Pour autant, nombre de réticences subsistent, qui ralentissent encore le processus. Il y a d’abord le manque de culture digitale au sein des entreprises et celui toujours patent de compétences numériques.


Or, comment digitaliser sans connaissance et maîtrise du domaine et sans l’intégration de nouveaux talents ?

En outre, lorsqu’elles existent, ces compétences ne sont pas bien utilisées, notamment dans l’Hexagone où elles sont trop souvent isolées alors qu’elles devraient être combinées et mutualisées.

Le numérique chamboule hiérarchies et rapports de force ; difficile pour ceux qui possèdent autorité et influence via leur fonction de voir celles-ci challengées par d’autres, plus jeunes et sans expérience, qui disposent des nouveaux savoirs indispensables à l’entreprise.

La cohabitation sans collaboration de ces profils ne facilite sans doute pas la transformation.


Confiance et collaboration

Le manque de vision claire et stratégique de la direction est également cité comme un des principaux obstacles à la digitalisation. Et comment pourrait-il en être autrement ?

Si les digital natives sont celles et ceux qui à terme sont pressentis par beaucoup pour mener la révolution numérique, ce ne sont pas eux qui décident de la conduite de l’entreprise.

A l’opposé, ceux qui décident de cette conduite ne possèdent pas les outils qui permettent de mener la transformation. Les uns et les autres doivent apprendre à travailler ensemble et à se faire confiance.

Or cette condition est difficile à mettre en place, en particulier dans l’Hexagone où diplômes et parcours académiques ont plus de poids que partout ailleurs. Où il n’est pas très courant d’accorder de la place aux profils atypiques, aux savoirs empiriques, surtout s’il s’agit de dessiner le futur de l’entreprise.


Troisième obstacle majeur à l’entreprise 4.0 : la sécurité.

Qu’une attaque informatique suffise à bloquer tout un processus de fabrication ou que des données sensibles puissent être dérobées par des pirates opérant à des milliers de kilomètres sont des risques qui peuvent refroidir les enthousiasmes mêmes les plus ardents.

Ainsi, bien que les pouvoirs publics motivent la numérisation de l’industrie française et bien que les entreprises prévoient d’investir massivement, on est loin d’une avancée générale en mode opérationnelle tant les réticences subsistent.

Consulter l’étude : Industry 4.0: Building the digital enterprise

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