Industrie du futur : l’indispensable montée en compétences des salariés

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La transformation du modèle industriel doit se faire par le numérique selon le plan « Industrie du futur ». 

De ce fait, une des conséquences de cette mutation est que nombre d’emplois ne seront pas adaptés à la digitalisation et à la robotisation. 

Une stratégie existe heureusement pour y faire face : former les salariés, réorganiser le travail. Le succès de l’industrie du futur est ainsi subordonnée à la montée en compétences des salariés.

Une récente étude de l’OCDE prédit que 9% des emplois en France risquent d’être remplacés par des robots, soit 2,4 millions d’emplois.

Au total, près de 30% des emplois seront concernés par la digitalisation, la part automatisable de leur contenu pouvant atteindre 70 %.

Ils seront donc inévitablement transformés. Surveillance et maintenance sont par exemple de plus en plus confiées à des robots. Pourtant, cela ne signifie pas que les hommes vont disparaître de cette activité, mais qu’ils devront apprendre à programmer ces robots, à converser avec eux.

Ingénieurs, techniciens, mais aussi experts en architectures, en logiciels et matériels informatiques par exemple seront nécessaires pour accompagner cette modernisation de l’industrie traditionnelle en smart industrie.

En outre, les savoirs industriels associés ne doivent pas être négligés. Il est en effet indispensable de parfaitement connaître un métier pour pouvoir le transmettre, fût-ce à apprendre à un robot à le faire.

Au final, les emplois industriels seront plus variés, les compétences plus transverses, ce qui ne peut que renouveler leur intérêt, qu’enrichir leur contenu. Toute la difficulté sera en revanche de maintenir ce contenu à niveau.


L’inévitable mise à jour des compétences

La numérisation accélère en effet l’obsolescence des compétences, les technologies se perfectionnant et se remplaçant à un rythme que les organismes de formation ne peuvent suivre.

Les entreprises industrielles ne pourront sans doute plus demain recruter des jeunes diplômés immédiatement opérationnels ; elles devront adapter elles-mêmes leurs compétences pour pallier les carences de l’apprentissage, en instaurant une formation continue qui intervient véritablement tout au long de la vie professionnelle des collaborateurs.

Les fonctions d’encadrement verront aussi leur rôle évoluer : le manager deviendra transmetteur, accompagnateur, facilitateur…

Enfin, et cela même s’il y a en France aujourd’hui moins d’usines qu’hier, celles-ci jouent toujours un rôle essentiel dans l’économie de l’Hexagone.

Or, ces usines souffrent d’un déficit d’image positive auprès des plus jeunes. Aux entreprises de renouveler cette image, de transformer leurs usines pour les rendre plus attrayantes. Car pour attirer les meilleurs talents, il faut aussi séduire, faire envie. Les industriels devront sans doute miser sur une communication d’attraction des jeunes talents.

La tendance à l’adaptation des compétences que nous observons n’est pas nouvelle dans l’industrie. Elle a été présente à chaque révolution, à chaque évolution des techniques de production. La particularité de la 4ème révolution est qu’elle implique des technologies qui évoluent vite. Les vagues se succèdent et il parait difficile d’anticiper pour pouvoir réagir en temps réel.


Pour aller plus loin consultez les synthèses de la Fabrique de l’Industrie : Mutations industrielles et évolution des compétences – Avril 2016.

Lire également notre article : Industrie 4.0 : un défi pour trouver les compétences PLM ?

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