Perspectives emploi : ciel dégagé pour les ingénieurs ?

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Businessman designing a project

Numérique, connectée, virtuelle… Notre époque est tout cela et elle le doit beaucoup aux ingénieurs entre autres. Les révolutions technologiques à venir vont encore renforcer le rôle et le poids de ces professionnels. Et confirmés ou pas, les ingénieurs se retrouvent en position de poser leurs conditions aux entreprises avant d’être embauchés.

Partie de loin, la France comble son retard. Petit à petit, ses vieilles usines poussiéreuses et bruyantes cèdent la place à des entités plus en phase avec les aspirations au confort, à la convivialité, à l’échange, à la collaboration, à l’autonomie et à l’ouverture sur le monde.

L’usine fait sa mue et, dans l’Hexagone aussi, elle s’invente un futur.

Si la transformation du monde industriel doit être visible pour être crédible, notamment vis-vis des jeunes diplômés, elle doit aussi être discrète, voire transparente pour les consommateurs.

La multiplication des appareils de communication décuple en effet les risques de conflits, d’incompatibilité, voire de nuisances potentiellement dangereuses. Une entreprise ne peut pas commercialiser un appareil qui nuise à la santé de ses utilisateurs, via les ondes que celui-ci émet notamment.

Cet appareil ne doit pas davantage interférer avec d’autres, ni être parasité par eux. Petit gadget ou grosse machine, tous doivent pouvoir s’intégrer parfaitement à leur eco-système respectif.

Pour ce faire, les ingénieurs chargés de les concevoir doivent désormais mettre en œuvre des approches globales et faire preuve de polyvalence.

 

Les confirmés comme les débutants

Conséquence, les fameux data scientists, chargés de sécuriser et de valoriser les données, ne sont pas les seuls à être courtisés par les entreprises.

Programmation, automatisme, intégration, systèmes embarqués, optimisation énergétique, respect des normes, tant techniques que sanitaires, les domaines d’expertise ne manquent pas et offrent d’excellentes perspectives d’emplois.

L’arrivée programmée de l’Internet des objets (IoT) va amplifier encore les besoins des entreprises. Le cabinet McKinsey estime ainsi que ces objets connectés représenteront dans quelques années 25 % environ de l’économie mondiale.

Selon les spécialistes, cette nouvelle économie ne créera pas nécessairement de nouveaux métiers. Simplement, les besoins en ingénieurs vont augmenter et, avant qu’offre et demande ne s’équilibrent, les entreprises vont devoir faire des pieds et des mains pour attirer les spécialistes, confirmés ou non, dont elles ont besoin.

Pour les ingénieurs dont les profils évoluent pour répondre aux exigences d’opérationnalité, de performance et de qualité dans le domaine de l’industrie, le ciel semble donc parfaitement dégagé.

Pour compléter :

Portrait-robot de l’ingénieur en 2030

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