Pour avoir de la valeur, la digitalisation doit impliquer la supply chain

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supply chain digitaleQuel bénéfice une entreprise peut-elle tirer de la digitalisation si ses prestataires et fournisseurs n’accomplissent pas la même transition ? Pour être utile et efficace, la transformation numérique doit en effet concerner l’ensemble de la supply chain…

 

Une étude menée par GT Nexus et Capgemini Consulting montre que si les entreprises ont conscience de l’importance de la transformation numérique, elles sont encore près de une sur deux (48%) à utiliser tous les jours le téléphone, les e-mails et même le fax !

Leurs responsables affirment cependant que la transition numérique sera définitivement opérée d’ici à cinq ans, via les plateformes collaboratives, le big data, le cloud… Dont acte.

 

Etendre la digitalisation à toute la supply chain

Pour avoir du sens, cette digitalisation doit cependant concerner toute la chaîne de valeur, ce qui inclut des volets plus « matériels », la robotisation des entrepôts par exemple.

Si les robots effectuent depuis longtemps les tâches ingrates et pénibles, certains sont aujourd’hui capables de prendre en charge des opérations de plus en plus variées et précises, grâce au traitement de l’image.

En plus de se déplacer seuls et de disposer de bras, ces nouveaux robots ont désormais des yeux ! Un « plus » qui ouvre de nombreuses perspectives.

Prochaine étape de la digitalisation de la chaîne logistique : l’Internet des objets.

Interconnectés, les objets peuvent améliorer et accélérer les traitements des commandes, optimiser les trajets dans les immenses entrepôts, permettre une connaissance des stocks en temps réel, etc. Une interconnexion d’autant plus efficace qu’elle est couplée à la robotisation.

 

Des inconvénients et des obstacles existent néanmoins

Un entrepôt robotisé est ainsi spécialisé, ce qui rend difficile voire impossible son réaménagement, sa transformation. La digitalisation peut donc aussi entraîner une certaine rigidité.

En outre, bâtir un entrepôt robotisé nécessite l’implication du concepteur des robots. Conséquence : délais et procédure sont plus complexes et longs.

Il ne faut pas non plus négliger la question d’obsolescence accélérée des logiciels, des savoirs et des compétences, celle des standards et des normes, ni celle bien sûr du coût financier.

Mais avoir tout cela à l’esprit signifie-t-il pour autant qu’il est possible d’échapper à la digitalisation ?

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