Usine du futur : à l’homme les décisions, au robot l’exécution ?

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human and technologyA quoi rassemblera l’industrie du futur ? On imagine souvent l’usine de demain parfaitement aseptisée, presque silencieuse, peuplée de robots impeccables s’activant inlassablement, du matin au soir, tous les jours de l’année. Dans cette usine, pas d’homme. Pourtant, l’industrie qui se dessine en France ne sera pas dépourvue de main-d’œuvre. Bien au contraire…

Parmi les nombreuses différences qui existent entre l’Allemagne, le Japon et la France, il en est une qui conditionne les choix faits pour l’avenir : le vieillissement de la population.

Si pour les deux premiers ce vieillissement est préoccupant, il l’est beaucoup moins en France.

Pour schématiser, Allemands et Japonais vont devoir remplacer les hommes dans leurs usines, tandis que les Français doivent faire au mieux cohabiter main-d’œuvre et automatisation.

Sans doute moins radicales que celles qui se profilent outre-Rhin, les transformations à venir dans l’industrie française n’en sont pas moins considérables.

Il va ainsi falloir que les hommes acceptent d’être parfois remplacés par des machines, qu’ils acceptent aussi de se former, d’apprendre de nouveaux métiers, qu’ils s’adaptent à une nouvelle organisation du travail.

Ils devront par exemple communiquer avec les robots, ces collègues d’un nouveau genre qui demain partageront leur quotidien professionnel*. Les hommes surtout devront les piloter, leur dire quoi faire, comment le faire, etc.

 

Collaboration et valeur ajoutée

Qui dit nouvelles attributions dit aussi nouvelles compétences, formations.

Les transformations futures du travail en usine auront en effet d’importantes répercussions sur les écoles, les universités, qui devront revoir en profondeur leurs enseignements.

En outre, elles seront probablement appelées à se rapprocher, voire à fusionner, tant des disciplines et des technologies jusqu’à présent distinctes seront demain complémentaires, parfois même entremêlées, via les technologies numériques.

L’une des conséquences de cette nouvelle organisation est que le management se fera beaucoup plus léger et discret, les relations plus horizontales, la collaboration supplantant la hiérarchie.

L’usine du futur ne sera pas celle d’hier ni même celle d’aujourd’hui. Les automates, machines et autres robots y seront omniprésents, pour y effectuer les tâches pénibles et répétitives.

Pour autant, les hommes y auront eux aussi toute leur place. Une place différente, mais essentielle, car c’est à eux seuls que reviendra le privilège d’accomplir les tâches à forte valeur ajoutée.

* « La cobotique ou robotique collaborative associe homme et machine en bonne intelligence.

 

La cobotique décharge l’opérateur des tâches les plus complexes ou laborieuses au profit de tâches à plus forte valeur ajoutée. La production y gagne aussi car la technologie permet d’accéder à des pièces très petites, très grandes, trop lourdes ou dont les températures sont trop hautes ou trop basses. En interagissant avec le robot capable d’amplifier ou d’ajuster le geste humain, l’opérateur développe un système de production plus agile, plus précis et plus sûr, quelles que soient les conditions. »

Source : Observatoire Energie d’entreprises

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